On estime aujourd’hui que 10 % de l’ensemble des plastiques produits depuis leur invention auraient terminé leur vie dans les océans. Ils peuvent notamment flotter à la surface de l’eau, être présents à différents niveaux de profondeur et se déposer dans les fonds marins.
Les plastiques se composent de polymères et d’un mélange de différents additifs. Ces derniers confèrent des propriétés au plastique comme la souplesse, rigidité, résistance au feu, etc. Ils sont des potentiels contaminants chimiques. Aussi, les bactéries qui se fixent à la surface des plastiques peuvent, elles, être des contaminants biologiques.
Bien que la science évolue encore, des solutions existent pour répondre aux inquiétudes grandissantes du public et aux exigences réglementaires en évolution. Elles permettent de répondre aux enjeux principaux posés par : la difficulté d’analyse, la communication avec les consommateurs et partenaires, l’anticipation des évolutions sur le sujet, la connaissance des substances concernées…
Réduire la pollution plastique et microplastique constitue donc un enjeu pour le gouvernement français.
Définition
Les microplastiques sont définis comme des petites particules de plastique constituées de polymères synthétiques (par exemple : PE, PP, PVC, PS, PET) auxquelles s’ajoutent généralement d’autres substances chimiques et des additifs. Selon le Règlement (CE) 1907/2006 (REACH), l’un des critères d’identification est la taille (minimum : 0,1 μm et maximum : 5 mm).
Il faut nécessairement prendre en compte toutes les formes possibles de particules plastiques, comme les fragments, les fibres, les perles, les feuilles et les granulés.
Types de microplastiques
Certains microplastiques sont donc du type :
- Polyéthylène (PE),
- Polypropylène (PP),
- Polyméthacrylate de méthyle (PMMA),
- Polytétrafluoroéthylène (PTFE),
- Polyamide (PA),
- Polychlorure de vinyle (PVC),
- Nylon,
- Copolymère de styrène acrylate,
- Polyéthylène téréphtalate (PET),
- Polystyrène (PS),
- Acide polylactique (PLA),
- Polydiméthylsiloxane (PDMS).
Évaluation de l’exposition alimentaire
Selon la FAO (2022), la quantité annuelle de microplastiques ingérée par l’homme par le biais de l’alimentation pourrait atteindre 52 000 particules/an.
Sources de pollution par des microplastiques
Selon l’ECHA, environ 145 000 tonnes de microplastiques sont utilisées chaque année dans l’UE, intentionnellement ou non. Il existe donc deux types de pollution :
- Non intentionnelle : articles en plastique (usés, dégradés), granulés plastiques, poussières urbaines, engins de pêche, lavage de vêtements synthétiques et l’usure de pneus de voiture, de textiles synthétiques et de peintures routières.
- Intentionnelle : produits cosmétiques, produits ménagers, gazon artificiel, capsules.
Toxicologie
Selon l’EFSA (2020), une toxicité gastro-intestinale a été associée aux microplastiques en PE, PS, PP, PA et PVC. Également, une étude scientifique (2023) a mis en évidence la génotoxicité des microplastiques chez les crevettes.
Risques microbiologiques et chimiques associés
Certains micro-organismes à potentiel pathogène s’accumulent à la surface des microplastiques, à savoir : Aeromonas, Pseudomonas, Mycobacterium, Shigella.
En outre, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les dioxines ont tendance à être adsorbés par des microplastiques. Certains microplastiques induisent la sécrétion d’histamine.
Cadre réglementaire
La restriction harmonisée sur les microplastiques a été mise en œuvre par le Règlement (UE) 2023/2055 modifiant le Règlement (CE) 1907/2006 (REACH). Cependant, les denrées alimentaires et les aliments pour animaux sont exclus du champ d’application.
Aliments pouvant contenir des microplastiques
- L’eau potable (surface et souterraine),
- Le sucre,
- Le lait et le lait en poudre,
- Le thé,
- Les légumes (carottes, brocolis, laitue),
- Les fruits (pommes, poires),
- Les produits de la mer (les crevettes, les goberges, les moules, les huîtres, les crabes, les calamars),
- Les boissons énergisantes,
- L’eau en bouteille en PET, PET recyclé, verre,
- La viande (le bœuf, le porc, le poulet),
- Les plats cuisinés frits type (les nuggets de poulet, les crevettes panées),
- Le miel,
- Le tofu,
- Le sel,
- Le vinaigre,
- Les produits d’origine végétale (les nuggets végétales, les bâtonnets de poisson végétal, le bœuf haché végétal),
- Les boissons alcoolisées (vin blanc, bière),
- Les boissons non alcoolisées.
La prestation
Mérieux NutriSciences effectue des analyses accréditées quantitatives et qualitatives (type de microplastique) sur les microplastiques dans les denrées alimentaires, les boissons et dans les eaux.
Alors, différentes méthodes analytiques comme la spectroscopie FT-IR, la spectroscopie Raman ou encore la pyrolyse GC-MS, sont envisageables.
Notre analyse permet d’identifier les différents microplastiques, ainsi que la connaissance de la distribution des tailles et morphologies de ceux-ci.

