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26 Mars 2019
|   MARKET NEWS
Débat sur les SIN à l'heure où un 3ème pays européen choisit le nutri-score

Un an passé après l’adoption française d’un SIN = Système d’Information Nutritionnelle complémentaire volontaire nommé le Nutri-Score, la Belgique et l’Espagne ont rejoint la France en adoptant officiellement ce dispositif.

LE SAVIEZ-VOUS ?

À ce jour en France, 90 entreprises se sont engagées à apposer le logo sur leurs produits.

Un an après l’adoption française du Nutri-Score, le sujet sur l’étiquetage nutritionnel fait débat sur la validité de certains logos.

Le NutriScore en France

A l’issue d’une démarche scientifique, le Nutri-Score a été adopté par arrêté ministériel, le 31 octobre 2017. C’est un système facultatif d’étiquetage nutritionnel complémentaire à la déclaration nutritionnelle (disposition prévue par le règlement INCO article 35) sous forme de graphiques ou symboles. C’est à l’aide d’une échelle de couleurs et de lettres allant de A à E que les qualités nutritionnelles des produits alimentaires industriels sont ainsi mises en avant sur la face principale des packagings. Pour 100 grammes de produit, le score tient compte de la teneur en fibres, protéines, fruits et légumes qui sont à favoriser mais aussi de nutriments à limiter comme l’énergie, les acides gras saturés, les sucres, le sel. Après calcul, le score obtenu par un produit permet de lui attribuer une lettre et une couleur.

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Santé publique France

Santé publique France a interrogé 2000 personnes entre mai et juin 2018 afin d’évaluer la connaissance et la perception des Français à l’égard du Nutri-Score. Cette étude a confirmé avec la publication de ses résultats en septembre 2018 que le logo permet d’évaluer de manière rapide la qualité nutritionnelle des produits et de guider les consommateurs dans leurs choix.

L’ENL (Evolved Nutrition Label)

Alors qu’on attend le rapport de la Commission européenne sur les SIN (Système d’Information Nutritionnelle) fin 2019, le sujet fait débat au niveau des entreprises agro-alimentaires.

Le système ENL (Evolved Nutrition Label) lancé, en mars 2017, par six groupes : Nestlé, Coca-Cola, PepsiCo, Mondelez, Unilever et Mars (les « Big 6 ») qui souhaitaient contrecarrer le Nutri-Score a été tout d’abord abandonné par Mars au printemps 2018 puis en novembre 2018 par Nestlé.

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L’ENL est basé sur les teneurs en gras, en sucre et en sel par portion et non par 100 g, comme pour le Nutri- Score. L’industriel détermine lui-même sa portion ce qui permet aux produits à plus «petites portions» d’utiliser des critères plus cléments pour déterminer les couleurs. L’ENL pousse donc à proposer de plus petites portions quand le Nutri-Score incite les fabricants à rajouter des protéines, des fibres ou des fruits et légumes.

Au-delà des frontières

L’ENL ressemble beaucoup aux « traffic light » (feu de circulation tricolore) présents en Angleterre. En effet, le Royaume-Uni a été le premier pays à adopter officiellement l’étiquetage type « traffic-light » (feu de circulation tricolore) avec un système de couleurs rouge, orange, vert sur les nutriments : matières grasses, acides gras saturés, sucres, sel.

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La France avec le Nutri-Score a été rejointe en août 2018 par la Belgique puis l’Espagne en novembre dernier. La Ministre belge dit s’être ralliée au système français car « il a plus d’impact sur les comportements d’achat que les autres systèmes ». La Ministre espagnole de la Santé, de la Consommation et des Affaires sociales a également annoncé une série de mesures visant à lutter contre l’obésité avec notamment l’utilisation du Nutri-Score.
Alors que les SIN font débat entre professionnels, La Commission Européenne s’apprête à publier son rapport d’ici fin 2019. Arrivera-t-on à un consensus pour le bien du consommateur afin de clarifier le message nutritionnel en adoptant une démarche unique au niveau de l’Europe ?

 

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