October 16th, 2020
|   COMMUNIQUéS DE PRESSE
Journée mondiale de l'alimentation

La crise du Coronavirus a replacé les pratiques alimentaires au premier plan ; les français expriment leur inquiétude en matière de sécurité alimentaire et se sentent bien moins informés que les américains, les chinois et les indiens

Tassin-la-Demi-Lune, Marcy l’Étoile (France), le 16 octobre 2020 – À l’occasion de la Journée Mondiale de l’Alimentation (World Food Day) sous l’égide de l’ONU, Mérieux NutriSciences et bioMérieux annoncent les résultats de l’enquête menée auprès de consommateurs de quatre pays (France, États-Unis, Inde et Chine) afin de mieux comprendre leurs perceptions et leurs comportements en matière de sécurité alimentaire[1].

La crise sanitaire actuelle a réactivé les inquiétudes présentes chez de nombreux citoyens à travers le monde quant à la provenance de leurs aliments. Cet enjeu de la sécurité alimentaire reste une problématique récurrente dont procèdent les habitudes de consommation et qui façonne les tendances alimentaires. Dangerosité de certains ingrédients ou opacité de certains modes de production, la sécurité alimentaire est une préoccupation grandissante pour toujours plus de consommateurs dont le regard et le degré d’exigence diffèrent selon les pays.

À ce titre, l’un des grands enseignements de ce sondage international est qu’en France, les consommateurs ont nettement moins confiance dans les aliments qu’ils consomment qu’en Chine, aux États-Unis ou en Inde. Plus exigeants, ils ne se sentent pas suffisamment informés sur la composition, l’origine ou la traçabilité des produits.

Pourtant les normes sanitaires en vigueur en France figurent parmi les plus exigeantes. Or, en France, seulement 69 % des consommateurs affirment avoir confiance dans les aliments qu’ils consomment. Alors qu’en Chine, les consommateurs ont confiance à 96 % dans les aliments qu’ils consomment, en Inde à 90 % et aux États-Unis à 85 %. Dans l’Hexagone, ce manque de confiance dans les aliments s’accompagne d’un sentiment d’être mal informé, exprimé par environ la moitié des personnes interrogées (49 %).

Ces différences s’expliquent, en partie, par des critères et des exigences très variés d’un pays à l’autre. Par exemple, les français attachent une importance particulière à l’origine des produits qu’ils consomment et à leur traçabilité (72 %). Cela avant même la composition du produit (60%). Ensuite, c’est la présence de labels certifiant le produit qui vient aiguiller le choix du consommateur (40 %). Mais ce n’est pas le cas pour tous les pays : aux États-Unis, une très faible importance est accordée aux labels (25%). C’est la date limite de consommation qui assure aux américains la sécurité de leur achat (54 %). Même logique en Inde, bien que ce critère soit en forte baisse (- 8pts), bientôt rattrapé par la composition du produit. La marque n’est que très peu révélatrice de sécurité alimentaire en France (12 %) alors que la tendance est tout autre en Chine (37 %), aux États-Unis (31 %) et en Inde (43 %).

« Cette enquête est révélatrice de l’attachement fort du consommateur à la transparence. Transparence par la traçabilité. Et transparence par la composition du produit, confirmée par la présence de labels. Le consommateur veut être sûr de ce qu’il achète. Même si d’autres critères viennent en compte selon les pays, une même dynamique est présente : celle de la peur de la présence de bactéries et de produits chimiques dans les aliments. Cela illustre l’importance de la qualité microbiologique des aliments et des boissons pour les consommateurs de ces pays », précise Yasha Mitrotti, EVP Microbiologie Industrielle bioMérieux.

En effet, cette enquête nous montre que la présence de produits chimiques dans les aliments est, pour les français (87 %), comme pour les américains (70 %), les chinois (90 %) et les indiens (71 %), la principale cause d’inquiétude.

« Désormais, l’enjeu n’est plus seulement de certifier qu’un produit ne représente pas de risque sanitaire. Il faut aussi promouvoir un produit bio, naturel, qui réponde à la demande des consommateurs en produits plus sains pour eux mais aussi plus respectueux de l’environnement.  Cette enquête révèle ainsi que les français veulent savoir l’impact des aliments sur leur santé, non plus à court terme, mais dans le temps long. Est-ce que ce que je mange est bon pour ma santé ? Est-ce que ce que je consomme n'est pas néfaste pour la planète ? : voilà leurs principales préoccupations. » ajoute Nicolas Cartier, Directeur général de Mérieux NutriSciences.

Cette enquête établit également que les français seraient plus prompts à changer leurs habitudes de consommation. Ils seraient enclins à consentir à de plus grands efforts pour consommer de manière plus saine. Toutefois, ces changements ne se traduiraient que par de nouvelles habitudes et non par un consentement à payer la nourriture plus chère. Avec un climat économique difficile, les français seraient peu nombreux à payer plus cher leur nourriture, même si cela est gage de meilleure qualité.

En ce qui concerne les emballages, les français sont très majoritairement prêts à accepter des évolutions vers moins de sachets individuels, moins de plastique et plus de verre consigné (92 %).  84 % d’entre eux sont également prêts à ne plus prêter forcément attention à la taille, la forme ou la couleur des aliments pour éviter une standardisation qui se traduirait par de nombreuses pertes. Mais seulement une minorité (43 %) accepterait de payer plus cher pour des aliments plus sains et plus sûrs, alors que l’enquête révèle que les indiens (65 %) et les chinois (70 %) n’y verraient pas d’inconvénients.

La crise du Coronavirus a également aggravé les peurs des consommateurs, qui sont plus inquiets quant à leur sécurité alimentaire, en particulier dans les pays qui ont été l’épicentre de l’épidémie. En France, 66 % sont plus inquiets qu’avant la pandémie, 69 % aux États-Unis alors qu’ils sont 70 % en Chine et 86 % en Inde.

Pour apaiser ces inquiétudes, un retour vers le local et le naturel s’établit. Les français sont 61 % à dire qu’ils consomment moins de plats cuisinés et mangent plus des plats qu’ils préparent eux-mêmes (87 %), des légumes et céréales (80%) et des produits locaux (80%). Cette tendance est particulièrement visible en France, même si en Inde, en Chine ou aux États-Unis, la prise de conscience est similaire. En France, elle est également soulignée par une volonté de s’approvisionner directement au producteur, au plus proche du produit (54 %).

Cette enquête souligne les différences qui existent entre la France, les États-Unis, la Chine et l’Inde en matière de perception et d’attentes s’agissant de sécurité alimentaire. Elle apporte un éclairage supplémentaire en cette Journée Mondiale de l’Alimentation sous l’égide de l’ONU.

[1]Enquête ODOXA menée entre le 30 septembre et le 9 octobre 2020 auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, de 1003 personnes, d’un échantillon représentatif de la population chinoise âgée de 18 ans et plus, de 1000 personnes, d’un échantillon représentatif de la population des États-Unis âgée de 18 ans et plus, de 1000 personnes et d’un échantillon représentatif de la population indienne âgée de 18 ans et plus, de 1000 personnes.

 

À PROPOS DE MÉRIEUX NUTRISCIENCES

Acteur mondial de la sécurité et de la qualité des aliments depuis plus de 50 ans, Mérieux NutriSciences est présente dans 27 pays, à travers plus de 100 laboratoires. 

Filiale de l’Institut Mérieux, Mérieux NutriSciences propose des solutions d’analyse et de support au développement de nouveaux produits afin de prévenir les risques sanitaires liés à l’alimentation et plus largement à l’utilisation des produits de la vie quotidienne.

www.merieuxnutrisciences.com

À PROPOS DE BIOMÉRIEUX

Pioneering Diagnostics

Acteur mondial dans le domaine du diagnostic in vitro depuis plus de 55 ans, bioMérieux est présente dans plus de 43 pays et sert plus de 160 pays avec un large réseau de distributeurs. En 2018, le chiffre d'affaires de bioMérieux s’est élevé à 2,4 milliards d'euros, dont plus de 90 % ont été réalisés à l’international.

bioMérieux offre des solutions de diagnostic (systèmes, réactifs, logiciels et services) qui déterminent l’origine d’une maladie ou d’une contamination pour améliorer la santé des patients et assurer la sécurité des consommateurs. Ses produits sont utilisés principalement pour le diagnostic des maladies infectieuses. Ils sont également utilisés pour la détection de micro-organismes dans les produits agroalimentaires, pharmaceutiques et cosmétiques.

bioMérieux est une société cotée sur Euronext Paris.

Code : BIM - Code ISIN : FR0013280286

Reuters : BIOX.PA / Bloomberg : BIM.FP 

Site internet : www.biomerieux.com

 

CONTACTS

Relations Presse

Mérieux Nutrisciences

Violette Dechelette

Tel.: + 33 4 72 38 15 30

violette.dechelette@mxns.com

bioMérieux

Olivia Seward

Tel.: +33 4 26 03 89 72

media@biomerieux.com

Image Sept

Laurence Heilbronn

Tel.: + 33 1 53 70 74 64

lheilbronn@image7.fr

Claire Doligez

Tel.: + 33 1 53 70 74 48

cdoligez@image7.fr